Le label Eglise verte pour marcher en Église vers notre conversion écologique

Nous avons découvert le Label Eglise Verte, en 2017 par divers articles, dont 2 dans le journal La Croix , puis un dans notre revue diocésaine en janvier 2018, ce qui nous a lancées dans l’aventure au printemps 2018. Ce Label étant un outil pour aider à la conversion écologique, ce fut l’occasion à saisir pour le carême qui approchait, d’autant plus que depuis plusieurs années, notamment avec la publication de Laudato’si, notre communauté avait été sensibilisée à ces questions et s’était déjà mise en route par des gestes concrets :

- suppression de tout désherbant et phytosanitaire

- ré-enherbement de nos allées qui étaient en cailloux

- composte de tout nos déchets verts 

- paillage avec broyat des tailles 

- faune et fleurs variées 

- achats croissants de produits alimentaires bios, équitables et locaux 

- réduction à minima d'achats de produits d’Hygiène-entretien pour des alternatives plus vertes

- changement de 114 fenêtres
- une semaine de prière avec Laudato’si ouverte à tous pendant la COP’21

Pour poursuivre sur cette lancée et marcher davantage en Eglise sur ces questions d'écologie intégrale, nous nous sommes interrogées sur l’opportunité de rejoindre Eglise Verte. Tout d'abord, lors d’une 1ère réunion communautaire, une sœur a présenté le Label Eglise Verte, en visionnant le site. Puis après avoir échangé ensemble autour de ce que nous venions de découvrir plus en profondeur, nous avons décidé de remplir ensemble l’Eco-diagnostique de 84 questions et d’adhérer au projet.


Depuis cet engagement, nous avons faits quelques pas de plus :

- lecture au réfectoire des 8 fiches de travail d’EV et de livre sur l'écologie

- bacs de récupération d’eau de pluie pour les arrosages

- réduction des tontes à 2 par an pour préserver la biodiversité

- installation de nichoirs, hôtel à insectes, ruches pour abeilles solitaires

- changement d’ampoules à filaments par des LED

- remplacement de chasses d’eau

- audit énergétique

- référence plus explicite à l'écologie dans la liturgie

- isolation d'une partie des combles

- isolation du réseau d'eau du chauffage en sous-sol

- isolation des planchers bas 

- changement de 4 portes doubles et 1 porte simple

- réaménagement de nos espaces verts jouxtant notre monastère, pour palier à la suppression de tous - désherbants

- placements plus éthiques

 

C’est ainsi que cette démarche nous pousse à revisiter notre vie religieuse à la lumière de Laudato'si et des signes des temps.

 

Par ailleurs, cela permet de vivre la crise écologique pas seulement sur le mode de l'angoisse, mais d’une manière plus responsable, en vue d’un mieux vivre ensemble qui nous ramène à l'essentiel, dans la droite ligne de l’Évangile : la sobriété heureuse. Au final, c’est un mouvement qui dépasse les frontières, crée du lien, de la solidarité et fait grandir en humanité, ce qui peut être une vraie chance pour le monde.